Le contexte dans ce billet : Drôle de mamans et papas (association)

Je vous livre « en résumé » mes notes (ce sera donc avec des raccourcis et schématiques). Et sans faire de pub, lisez le livre. Je l’ai dévoré pendant ma semaine de vacances en août. Disons que je lisais en me disant « oui, ça me parle, c’est logique mais ça fait du bien de lire des choses comme ça. C’est rassurant et positif ».
MES NOTES
Pour lui, la façon dont on pense un évènement influence sa réalisation.
Et ça évolue dans le temps*.
Ex : accouchement
1. risque létal pour la mère à peur
2. risque pour l’enfant à découverte échographie, surveillance du bébé
3. accouchement = douleur à préparation accouchement sans douleur (préparation active) + péridurale
4. Nouvelle façon de penser l’accouchement et la naissance :
a. Qu’est-ce que je peux faire pour aider mon enfant lors de cette étape fondamentale de la vie ?
b. Rôle du père : aider et participer à la rencontre (évolution : refusé dans la salle d’accouchement, toléré, accepté, qui aide avec le brumisateur… nouvelle étape pour lui car il est le meilleur accompagnateur pour la femme et l’enfant puisqu’il les aime / complémentaire de l’obstétricien qui a les connaissances techniques)
Nouveaux textes de 2005** :
- entretien prénatal précoce = parler de la rencontre, pas de technique
- projet naissance = temps pris par le couple pour discuter de leurs souhaits au-delà de l’aspect technique***
On est en train de passer d’une préparation à l’accouchement à une préparation à l’accouchement, à la naissance et à la parentalité.
On se prépare à la parentalité via les 3 trimestres de la grossesse qui est un enseignement théorique mais aussi pratique. Aujourd’hui on ne le sait pas assez et on perçoit souvent la grossesse comme un temps à passer sans percevoir les enseignements et les travaux pratiques qui nous permettent d’arriver prêts.
Si on prend les 3 trimestres (« en gros », dans la réalité ce n’est pas aussi marqué, c’est schématique et ça dépend des femmes) :
1° trimestre, diagnostic de grossesse : c’est un choc qui contient deux choses :
- de l’enthousiasme (plus ou moins selon le désir, la durée…)
- un peu moins d’enthousiasme, des inquiétudes, des questions : c’est quoi être père ? c’est quoi être mère ? Je connais la vie avant mais je ne connais pas « l’après ».
C’est un peu vrai et faux dans le sens où on a déjà une première version de ce que c’est à travers nos familles.
Souvent on aurait tendance à prendre nos souffrances et agir à l’inverse de nos parents. Or ce n’est pas toujours ce qui est le plus juste pour l’enfant.
Se questionner et revenir en arrière est normal. Il nous conseille de laisser remonter les rêveries du passé (cf. le livre Je rêve d’un enfant). En plus la grossesse facilite cette remontée de souvenirs enfouis. On peut soit attendre que ça passe soit aider à conscientiser l’enfant que nous étions.
Y’a une autre partie à rajouter à ces souvenirs : la maturité de l’adulte que nous sommes. L’aigreur disparaît, on a la capacité à faire quelque chose de plus juste en tenant compte de notre passé.
Le 1° trimestre nous apprend à être plus justes.

2° trimestre : modifications :
- des besoins
o de l’alimentation = modification profonde de la digestion. Si on ne les écoute pas, si on ne modifie pas ses habitudes, ça ne marche plus…
Enlever ses habitudes = s’adapter dans l’instant à ce dont j’ai besoin
o du repos / des rythmes / du sommeil = sommeil en journée, réveil la nuit… C’est normal, c’est un TP à vivre avec ce nouveau rythme : apprendre la présence à soi dans l’instant
–> Apprentissage de l’équilibre des besoins ; prendre soin de soin et de son équilibre ; être tendre avec soi pour s’occuper de nous et de l’autre ; être plus tranquille…
- des envies : aller vers ses envies
Envie = ce qui rend chaleureux, ce qui nous réjouit par le plaisir avec ce qui nous entoure.
S’épanouir, se réjouir…
On différenciera nos besoins grâce à l’amour mais sans se dévouer à nos dépens.
L’enfant n’a jamais demandé à ce que ce soit un moment difficile.
Plaisir = « nourriture psychique »
Au 2° trimestre, en apprenant à équilibrer ses besoins et aller vers ses envies, on sera à même d’offrir à notre enfant yeux d’amour, mots d’amour et caresses.
Il a dit à un moment « on ne peut pas lui dire « il faut » mais créer l’envie »… ;-)**** Il parlait de créer l’envie de découvrir le monde et d’apprendre (une fois que le bébé est né, of course !).
Ex : si dès qu’on rentre de l’extérieur on fait la gueule, comment il peut avoir envie de voir ce qu’il y a derrière la porte si ça rend tendu et triste ?
3° trimestre : voir notion du projet naissance
Qu’est-ce que vous voulez / souhaitez ? Quelles envies dans le respect des obligations médicales ?
= construction du projet naissance avec le meilleur de nous-mêmes = création d’un souvenir inoubliable
Qu’est-ce qu’on veut mettre de nous ? Le meilleur ? On ne pourra pas mettre la perfection mais ce qu’on a pu, le meilleur de soi-même. Et si ça ne se passe pas comme prévu, il n’y aura pas d’aigreur mais de la tendresse (voire de l’humour, ça sera un souvenir amusant et pittoresque, pas de la douleur)
Au 3° trimestre, créer des souvenir inoubliables / envie partagée = structure familiale *****
Je ne sais pas si lire ces quelques notes vous auront enchanté autant que moi pendant la conférence. C’est sûr que c’est moins vivant ! Le livre permet d’aller plus loin, notamment dans les étapes de l’accouchement. Le docteur Reynes n’a parlé que des étapes de la grossesse dans la conférence.
J’ai notamment aimé le fait de se préparer AU MIEUX (cf. la conclusion de la conférence). C’est déjà un peu mon point de vue pour la péridurale (c’est une belle évolution technique, mais qui ne devrait être offerte qu’à celles qui l’ont « mérité » par leur préparation… mais j’y reviendrai sûrement).
Au moins on ne regrette rien, on ne culpabilise pas, on ne peux que profiter et apprécier tendrement…
Parents et futurs parents, vous avez déjà entendu parler de ces étapes de la grossesse ? de l’accouchement ?
* déjà l’intro m’a plu… – même si je suis adepte du lâcher-prise je suis partisane de la préparation active… Complexité…
** je n’en sais pas plus même si j’ai déjà lu ces mots
*** ça me fait penser à la préparation d’une cérémonie, au-delà de l’aspect matériel d’un mariage…
**** Non ce n’est pas que pour cette phrase que j’ai apprécié la conf’ !
***** Idem, j’ai retrouve la notion de projet commun que l’on a aussi à travers la préparation au mariage (dans le sens marriage pas wedding)