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Petits bonheurs S22

Pour combler « le vide de billets » de ce 2° quart d’année, j’ai complété par les PB de la semaine 13 et ceux du mois d’avril.

Petit bonheur n°1 : gestion d’une crise familiale, rester zen, arriver à prendre du recul, prendre une décision, l’assumer, voir le bon côté des choses*.

Petit bonheur n°2 : poursuivre la gestion de crise au niveau pro, le tout dans un emploi du temps de folie où je pars tôt et rentre tard… Gérer un recadrage, gérer un entretien « d’accusation », gérer des imprévus, gérer des crises de nerf, gérer de la mauvaise foi, gérer des priorités, gérer des têtes en l’air, gérer des non motivés, gérer des trop motivés, gérer des injustices, gérer des provocateurs, parfois oublier des choses, ne pas être parfaite et l’assumer, gérer des pessimistes, gérer son chef, gérer les clients, gérer son emploi du temps, gérer des déplacements, gérer des repas, gérer les interfaces avec la vie perso, gérer la semaine de folie qui s’annonce… Bref, gérer tant bien que mal…

Petit bonheur n°3 : Rencontrer une blogueuse que je connais suite à la préparation de notre mariage. Passer une pause déjeuner sur une terrasse et discuter comme si on se connaissait depuis toujours… S’apercevoir qu’elle rencontre des personnes que je connais… qu’elle travaille 2 étages en dessous d’un très bon copain… Bref, une belle rencontre ! Et je repars même avec un pot de miel !

Petit bonheur n°4 : Retrouver le plaisir d’écrire à travers ce blog. Avoir d’autres idées sur un autre thème mais ne pas trouver le temps…

 Petit bonheur n°5 : Savoir qu’une personne en souffrance est maintenant entourée… Une image kitsh pour un sujet grave…

* Comme le fait d’avoir la possibilité de revoir une blogueuse !

Pourquoi je parle du projet dont on ne parle pas ?

Comme je le disais, je suis restée discrète même sur ce blog sur le début de nos tentatives d’avoir un enfant.

Comme je l’ai dit dans la page de présentation :
Je souhaitais aborder des thèmes variés, qu’ils soient concrets (position pendant l’allaitement) ou abstraits (dire non).
Je souhaitais me préparer en douceur à cette transformation qui ferait de moi une « mère »*.
Je souhaitais aussi que les éventuels lecteurs ne deviennent pas gênés de cette attente.

Garder le flou avec « se préparer sans forcément essayer » me permettait de discuter de tout et de rien sans avoir la petite frise qui défile**.

Discrétion, silence, omission ?

Alors pourquoi je parle du projet dont on ne parle pas ?

Parce que finalement je ne souhaite vraiment pas que ce soit un sujet tabou.
C’est un sujet au dénouement, quand il arrive, heureux alors il n’y a pas de raison de ne pas parler des étapes, non ?
Si certains ont plus d’étapes que d’autres, est-ce un problème ? Après tout ça fait partie de la vie !

Sur le Net on trouve des blogs de maman expérimentés, des blogs de jeunes mamans, des blogs de mamans qui ont galéré, des blogs de femmes qui galèrent à avoir un enfant (que la galère soit de son côté à lui ou à elle)…
Dans cette dernière catégorie, j’ai lu beaucoup d’aigreur, de cynisme, de 3° degré, d’incompréhension, de colère, de tristesse…

Je peux comprendre ces sentiments.
Mais je ne veux pas les partager. 

Loin de moi l’idée d’être hautaine en disant que je peux surfer sur cette épreuve sans mal, ce serait mentir. Mais c’est une vraie volonté de bien le vivre et de réussir à faire la part des choses. Je pense que le bonheur quotidien est une décision quotidienne. Alors j’espère réussir à décider tous les jours que les faits ne m’empêchent pas de voir les petits bonheurs que j’ai la chance de vivre.

J’aurais l’occasion de développer…

Ca vous paraît possible ? Pour moi oui.

* Car Daddy-to-Be a été prêt bien plus tôt que moi, pour diverses raisons sur lesquelles je ne m’attarderais pas.

** vous savez, celle que les utilisateurs de forum insèrent dans leur signature pour le décompte jusqu’à / depuis leur mariage ou jusqu’à / depuis la conception / leur accouchement

Maternité : perception vs. reality

Une image qui circule sur le net… Je n’ai pas réussi à trouver la Source….

Perception And Reality

Et si dans la réalité c’était notre perception et notre vision des choses qui compte ?

Et si chaque jour on décidait de bien ou mal voir les choses* ?

Et si le bonheur dépendant de nous ?

Elle vous inspire, cette photo ?

* « Ce matin je me suis réveillée, il avait son pied dans ma tête, son ventre à l’air » ou « Cette nuit nous avons dormi, tous les deux ! »…

Suis-je prête à être mère ? (6/7) – Les Maternelles

Suite de l’émission des Maternelles !

Sommaire « Suis-je prête à être mère ? »
1- Intro et interview d’Isabelle Tilman, psychothérapeute et auteur
2 – Pauline se pose des questions sur une éventuelle future grossesse
3 – Pourquoi fait-on des enfants et quand est-ce qu’on décide d’être mère ? par un philosophe et une historienne
4 – Maud, maman qui avait peur de la transmission de ses peurs
5 – Isabelle, ses angoisses et celles de son mari avant d’être parents
6 – Trois livres sur le sujet
7 – Et sur Internet ?

Trois livres sur le sujet présentés par Nathalie Le Breton :

Je rêve un enfant – l’expérience intérieure de la maternité de Monique Bydlowski chez Odile Jacob.
Elle explique comment aujourd’hui, à la différence de nos grand-mères, vouloir un enfant c’est arrêter de ne pas vouloir un enfant donc une sorte de cheminement conscient à l’inverse du destin qu’ont connu nos grand-mères et arrières grand-mères*. Et elle dit que le décalage qui peut exister entre un homme et une femme est aussi très important car il est salvateur, parce que c’est aussi sortir du couple qui est fusionnel et il n’y aura pas de place pour un enfant. Tous les cheminements que vous et vos compagnons aient pu faire ou allez faire maintenant, ça va donner un peu d’espace à cet enfant à venir, je vous le souhaite.

Un bébé oui ou non ? Pas facile de se décider… de Christiane der Andreassian et Sophie Guillou chez Milan.
Elle dit qu’il faut absolument murir, que c’est un processus, un process. Et que d’ailleurs il faut interroger un désir trop impérieux de la même façon que ne pas souhaiter d’enfant, refuser de ne pas y aller, on l’interroge. Mais que c’est bon aussi d’interroger un désir qui serait vraiment trop trop fort. Et surtout arriver à entendre l’autre dans ce décalage. Ne pas être dans le jugement, ni dans l’hostilité, ne pas faire comment si ça n’existait pas, mais justement se mettre autour de la table comme vous l’avez fait.

Dans l’intime des mères de Sophie Marinopoulos chez Marabout
Il parle de témoignages de femmes qui ont longtemps cru être infertiles et elle donne l’exemple d’une femme et d’un homme qui étaient dans un désir de perfection. A un moment donné il y a eu un accompagnement et pour la question de la transmission familiale, ce couple décide de prendre un chien. Pas n’importe quel chien, un chien racé, pris au plus bas âge, en allant voir un dresseur. Mais rien à faire il était insupportable. Ils ont été capables de s’adapter, ils ont fait preuve d’une certaine souplesse. Ils se sont fait confiance. Ca n’a rien de magique car derrière il y a un travail thérapeutique fort mais c’est une des histoires prenantes.

Plus qu’un billet sur cette émission des Maternelles !

A ce jour je n’ai pas lu les trois bouquins cités. Et vous ? 

* La dernière fois que j’ai vu ma grand-mère j’ai repensé à nos contextes de vie différents. C’est dingue tous les changements. Tu m’étonnes que parfois elle ne nous comprenne pas complètement et qu’elle ait une vision de lâcher-prise !

Décision de femme ou de couple… encouragement par le père… ou pas…

Suite à ce billet sur les vaccins de Petit Poison, j’ai pérégriné sur la parentalité et sur la fine limite entre décision de femme et décision de couple.

La phrase qui a ouvert le débat était : « Tout comme pour l’allaitement, l’accouchement, la péridurale, je pense que le choix appartient à chaque couple (ou parent isolé) , et qu’il n’y a pas de mauvaise réponse. »

Elle serait à reformuler pour mieux coller à sa pensée « si la femme est mise en difficulté par ces décisions, il faut aussi « qu’elle se sente libre » de le dire et d’agir… ».

Je suis d’accord avec le principe de dire que pour ces 3 cas c’est le corps de la femme qui est impacté par la décision de faire ou ne pas faire et sans dire qu’elle décide toute seule, elle peut avoir le dernier mot.

Cet échange m’a fait réaliser quelque chose concernant la suite de la relation avec Daddy-To-Be sur ces sujets là.

Si en amont on décide d’opter pour une solution. Puis que sur le moment je ne le sens pas, que j’hésite, que je doute, que je ne sois plus sûre… ben je crois que j’aurais envie qu’il me « pousse », qu’il me « motive », qu’il « m’encourage », qu’il me « soutienne dans notre choix de départ », qu’il me « rappelle les arguments de notre prise de décision »… bref, qu’il y mette son grain de sel*…

Car peut-être ce sera un coup de tête, un coup de mou, un coup de fatigue, un mini ras-le-bol, un désagrément passager… et que je serais au final contente de m’être accrochée à notre première décision.

Oui mais jusqu’où le père peut-il aller ?

Car j’ai conscience que la limite est fine entre la manipulation, l’imposition des idées, la soumission et ce dont je parle…

Je me dis qu’un des postulats est sûrement un grand amour** pour la femme. Si on aime on ne peut pas aller réellement Contre Elle… Que le père sentira le moment où il doit faire demi-tour et prendre la casquette du soutien dans l’échec***.
Pourquoi ne pas définir d’une phrase clé de « là c’est ma limite »… avant laquelle il aurait pour objectif de me motiver… et après laquelle il aurait pour objectif de nous aider à lâcher-prise et accepter notre nouvelle décision, sans nous faire culpabiliser…

Je dis ça car même aujourd’hui, sans enfant, ce genre de situation arrive (je change d’avis momentanément sur un sujet) et il arrive à faire que je me dépasse…
Un exemple qui me semble assez commun pour faire le parallèle : lors d’une ballade choisie ensemble, la fille s’arrête « moi j’en peux plus, viens me chercher en voiture, j’ai trop mal aux pieds ». Disons qu’on imagine bien le copain insister et tout faire pour qu’elle recommencer à marcher… alors qu’il ne s’agit pas de ses pieds, ni de ses poumons… Et si elle réussit, ne serait-elle pas contente de s’être dépassée ?

A prendre avec les précautions citées plus haut…

Je me dis aussi que sans être le père, cette personne peut être aussi le grand frère dont parle JJG… quelqu’un proche de la femme enceinte ou jeune maman ou extérieur****…

C’est un bon sujet… Merci les filles !

Des exemples de motivation / soutien / aide / encouragement par votre copain / mari ? Est-ce que ce fût une aide à un « surpassement » ?

* Le décodage de la femme… Ne fais pas forcément ce que je dis, fais peut-être ce que je sous-entend… A force de dire qu’on est complexe, maintenant accrochez-vous ! (bon c’est sûrement un peu vrai au départ… en tout cas pour moi…)

** Celui avec un grand A

*** Ben oui quoi votre rôle ne s’arrête pas là… Allez, on encourage Daddy-To-Be pour la suite avec moi !

**** Tiens, est-ce que la LLL n’a pas un peu ce rôle là, motiver les démotivées ? 

De la difficulté de communiquer autour de la parentalité

ou Entre le « trop » et le « pas assez »…

« Petite » pérégrination suite à la lecture et aux commentaires de 2 billets :

- le premier L’amour en plus de Marie de Comment vivre marié quand on est con et pleurnichard : on a échangé sur la LLL (La Leache Ligue, qui donne des conseils sur l’allaitement maternel)

- le deuxième Flash mob des bébés portés en Gare de Lyon de Marine d’Une chambre à moi qui se demandait l’objectif d’une telle performance.

Là je me suis rendue compte de la difficulté de communiquer sur le sujet de la parentalité.
Car on aborde le sujet de choix personnel, de lâcher-prise, de décision, de compromis, de liberté, de prétendue accusation, de culpabilisation, du concept de bonne et mauvaise mère, du jugement

1. La LLL, pour essayer de mettre tout le monde d’accord :

Pour moi (et c’est un avis), il est « bien » qu’il ait des structures type LLL « allaitement à tout prix« . Si des mamans hésitent et qu’on leur dit trop vite « si t’y arrives pas, voilà le biberon« , c’est prendre le risque qu’elle « regrette par la suite de ne pas s’être accrochée ». Comme le dit Anne, y’a un apprentissage, ce n’est pas / plus (?) instinctif chez nous…
Ma mère me disait que les mères des nouvelles mères (oui, faut suivre !) n’ayant pas allaité, elles n’avaient personne pour les conseiller (et la nouvelle maman n’est pas entouré de toute sa sphère sociale à la maternité !)

Disons que parfois on a besoin d’un avis tranché pour franchir un pas, de l’enthousiasme de personnes hyper convaincues par leur choix.
Sauf que ces personnes vont paraître ou se faire traiter /accuser d’être « extrémistes » * dans leur choix… C’est un peu comme consulter un programme politique et dire qu’ils ont un avis tranché. C’est normal. On le consulte en connaissance de cause. Là je pense que c’est pareil. L’historique fait qu’à un moment la LLL a du « militer » pour se faire entendre face aux campagnes de publicité new look des laits pour bébé.

C’est le principe d’une recherche documentaire : on consulte des sites informatifs et des sites engagés, des sites globaux ou des cas particuliers (les blogs par exemple)... A nous de faire le tri !

- Tu es une maman qui a décidé de donner le biberon : ne vas pas voir le site de la LLL, à quoi bon ! C’est ton choix. C’est comme si tu as décidé de faire du volley cette année, ne vas pas chercher les bienfaits de la natation… Tu as TES bonnes raisons.

- Tu es une future maman qui cherche des infos / qui cherche à se motiver : vas-y ! Ces personnes « à fond » pourront t’accompagner pour donner le meilleur de toi-même pour réussir (dans ton choix) !
Si tu y vas, c’est sûrement car le désir d’allaité est là, plus ou moins développé. Mais vas-y en connaissance de cause : ils seront « pro-pour ». A toi d’écouter leurs arguments et de prendre la décision « en ton âme et conscience ».

- Tu as allaité un peu puis tu as pris la décision de ne plus allaiter ou pas exclusivement : vas-y pour la partie « conseils pratico-pratiques ». Toi seule connaît les raisons de ton choix. Il est fait alors assume-le, ne culpabilise pas et lâche-prise. Bien sûr plus simple à dire qu’à faire, mais c’est apprendre à accepter les compromis.

A partir du moment où on arrive à faire la paix avec soi-même et accepter ses choix, alors il n’y a plus de problème…**

2. Les bébés portés

Ce n’est pas tellement le billet en 4 hypothèses dans son ensemble qui m’a gêné. Le ton était interrogatif et le billet est écrit avec humour… Et la partie culpabilisante était modérée et auto-critique :

 Est-ce que c’est ça, le message? « regardez-nous comme on fait bien, pas vrai que nous sommes des meilleures mères que les autres? »
Mais si c’est ça… je trouve ça moyen! Non… ça ne peut pas être ça… je dois sûrement être trop critique.

De mon côté j’ai pensé : « tiens c’est fun on peut danser en portant un bébé« .
De la même façon que si y’avait eu un flashmob dansé avec des poussettes (tout à fait envisageable aussi), j’aurais dit « cool, on peut danser pendant une promenade avec bébé » !

Ca illustrait 1001 façons de porter son bébé, so what ? Y’avait pas de pancartes « bouh les mères en poussette sont de mauvaises mères » que je sache ! Pourquoi cette tendance à « voir le mal partout » ?

Peut-être que dans ce cas c’est le principe même du flashmob qui a gêné…

Est-ce que les « trucs alternatifs » dans leurs « pubs » comparent aux « trucs classiques » : allaitement >> lait en poudre, écharpe >> poussette ? Alors que dans les pubs pour poussettes et laits en poudre, ils ne montrent pas un bébé porté en écharpe qui tombe en disant que la poussette c’est mieux…


 Pour conclure :

En fait ça me fatigue un peu d’avance car je pense que naturellement j’irai vers ce genre de choses : LLL ou portage. Mais pas pour être une meilleure mère, ni pour tout faire bien, ni parce que je serai heureuse en tant que mère, ni pour être une MERE en majuscule, ni pour faire partie d’une « secte quelconque »…

Je n’ai pas l’habitude d’attaquer les choix personnels. Plutôt de les interroger pour les comprendre. Du coup ça me chagrine toujours un peu d’être attaquée ou jugée et si j’imagine le futur ça donnerait « ah tu fais partie de ces mères là » avec trois gros points de suspension… Pour l’instant oui, demain est un autre jour… aujourd’hui j’allaite en écharpe de portage, demain j’irai peut-être chez MacDo en hélico…

Je ferai mes choix en fonction de ce que j’estimerai JUSTE POUR MOI, POUR DADDY TO BE ET POUR LE BEBE (sans ordre d’importance), dans le contexte du moment.
Si tout le monde faisait ça et assumait ses choix, y’aurait-il toujours des procès d’intention ?

Pfiou… Voilà quoi… Bref…

Et vous, vous en pensez quoi de tout ça ?

* Anne, je ne parle pas de toi, je vais « un peu plus loin ».

** sauf peut-être les Autres…

PS : j’ai été un peu longue sur le sujet des choix, car dans ma courte vie j’ai eu l’occasion de me faire attaquer régulièrement sur divers sujets. Du coup j’ai beaucoup réfléchi à ces notions de choix, de liberté… Pourquoi les autres m’attaquaient ? Parce que j’étais différente ? Parce qu’ils avaient de la peine pour moi ou qu’une partie d’eux souhaitait en secret être comme moi ? Est-ce que je suis prétentieuse ? Ou juste en accord avec moi-même ? [...]
J’en suis à un point où dès que je suis en accord avec moi-même, alors peu importe l’avis des autres. Pas dans le sens bornéequineseremetpasenquestion.