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La vraie vie et le blog

D’un côté, la vraie vie : mon boulot, mon mari, ma famille, mes amis, mes hobbies.
De l’autre, le blog : les miens, ceux des autres, les bloggeuses sur leur blog ou par mail

J’aborde plus le sujet du désir d’enfant ici que dans la vraie vie. Sauf peut-être avec une de mes meilleures amies, mais c’est par téléphone vu qu’un océan nous sépare.

Peut-être pour maîtriser la fréquence où le sujet est abordé. Peut-être pour ne pas que ça fasse l’objet de rumeurs déformés. Peut-être parce que le sujet n’arrive pas sur la table*.
Peut-être parce que ça me gave et que sur le net je prends du recul avec le clavier interposé. Que je suis un peu face à moi-même** et que je peux prendre le temps de lâcher prise comme je le prone souvent. Alors que parfois la prise de tête est très proche, voire qu’elle s’inscruste un peu. Comme la crise de larmes mais heureusement pas la crise de nerfs***.

Bonne idée ces blogs…

* A moi de l’ammener ? Ben oui…

** ce qui arrive si mon écran me reflète

Suis-je prête à être mère ? (3/7) – Les Maternelles

Suite de l’émission des Maternelles ! Au programme de la philosophie et de l’histoire, avec des éclairages intéressants ! Bonne lecture !
En vert, la retranscription de l’émission. En orange, juste quelques idées que je voulais mettre en valeur.

Sommaire « Suis-je prête à être mère ? »
1- Intro et interview d’Isabelle Tilman, psychothérapeute et auteur
2 – Pauline se pose des questions sur une éventuelle future grossesse
3 – Pourquoi fait-on des enfants et quand est-ce qu’on décide d’être mère ? par un philosophe et une historienne
4 – Maud, maman qui avait peur de la transmission de ses peurs
5 – Isabelle, ses angoisses et celles de son mari avant d’être parents
6 – Trois livres sur le sujet
7 – Et sur Internet ?

Daphnée Bürki : Pourquoi fait-on des enfants et quand est-ce qu’on décide d’être mère ? [...]
Soraya Benzidane est allée rencontrer un philosophe et une historienne.

Lorsqu’on demande aux françaises pourquoi elles font des enfants, elles répondent à 60% que ça rend la vie de tous les jours plus joyeuse*. [suivi de cris inhumains d'enfants]

Martin Legros, rédacteur en chef adjoint de Philosophie Magasine : le premier motif invoqués par les français sur les motivations pour faire un enfant c’est par plaisir, avant le devoir et avant l’amour. C’est assez surprenant et en réalité ça s’inscrit dans une vraie révolution dont on est les contemporains. On fait un enfant aujourd’hui, on n’a plus un enfant. 

Et y’a un poids de l’imaginaire, nous avons été bercés dans l’enfance par toutes ces comptines et contes de fée qui se terminent tout de même par « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants«  comme si en quelque sorte le bonheur était incomplet s’il n’y avait pas derrière, des enfants et beaucoup d’enfants. Alors j’ai fait une petite enquête LaMoustique (???) : il n’y a que en France que les contes de fée se terminent par cette formule.

Dans les autres pays, c’est la sorcière qui gagne ?

Le conte de fées m’a rappelé les « débats » similaires autour du mariage « ils se marièrent, vécurent heureux et blablabla« … Encore une fois il y a des ressemblances !

Voix off : Pourtant les femmes françaises font leur premier enfant de plus en plus tard.

Rosine Lagier, historienne, auteur de « Il y a un siècle la femme » Ed. Ouest France :

Si aujourd’hui les femmes se posent beaucoup de questions avant d’avoir un enfant, il y a un siècle il en était tout à fait différemment. Entre 18 et 22 ans, les femmes c’était une nécessité pour elle de s’affirmer en tant que femme en ayant un enfant. C’était pour le père assurer sa virilité. Et c’était un petit peu la réussite du couple. Les femmes étaient enceinte tous les ans dès le retour de couches, elles repartaient de nouveau. Les familles étaient assez nombreuses jusqu’à 14-15 enfants. Contrairement à aujourd’hui où l’enfant engage une certaine responsabilité financière, morale, où on essaie de le projeter dans l’avenir en voulant le meilleur pour lui, auparavent les enfants étaient une nécessité pour rapporter un gain supplémentaire dans la famille. On voit dans les usines , dans les travaux des champs, garder les troupeaux, les enfants de très très bonne heure étaient associés à la vie quotidienne, professionnelle et rapportaient de l’argent. Dès l’âge de 10 ans les enfants travaillaient comme des adultes.

La réussite du couple… ça ne vous rappelle pas ce dessin animé ?

C’est à partir de la première guerre mondiale que les femmes se sont posées des questions à partir du moment où elles devaient devenir mère parce que pendant la guerre, les femmes ont remplacé les hommes dans tous les métiers possibles et inimaginables puisque les hommes étaient partis sur le front. Les femmes assuraient donc tous les travaux à leur place. Elles ont commencé pour certaines à gagner pour la première fois de leur vie, de l’argent, à être indépendante. Pour mieux travailler elles ont dû raccourcir leurs robes, elles ont dû enlever les corsets, souvent se couper les cheveux. Donc à partir de 1918, 1920, les femmes ont dit « écoutez on a connu une certaine indépendance, maintenant on veut continuer cette indépendance, on veut continuer cette vie de femme comme on l’entend et avoir des enfants quand on le voudra. »

C’est à partir de la première guerre mondiale que la natalité a fortement baissé en France et donc le gouvernement a décidé de mettre des primes pour récompenser les familles nombreuses. C’est-à-dire qu’à partir d’un certain nombre d’enfants, du 5° enfant, bien sûr jusqu’au 14° enfant les primes étaient importantes selon l’importance de la famille et étaient attribuées pour aider ces familles nombreuses. »

Voix off : 1967, dernier grand tournant. La contraception devient légale.

Rosine Lagier « Où là elles avaient le choix vraiment de tomber enceinte ou pas, le choix du désir d’enfant ou pas. »

Martin Legros « Dès l’instant où vous avez la liberté, la responsabilité de ce choix, pèse sur vous une responsabilité plus grande. Vais-je y aller, ne vais-je pas y aller ? Aujourd’hui y’a cette délibération nécessaire en quelque sorte  mais qui est la bienvenue que nous fassions cet acte si important que nous fassions précéder d’une délibération et d’une réflexion, c’est plutôt sage plutôt que de le faire sans y penser.

Daphnée : Isabelle Tilmant*, choisir de donner la vie aujourd’hui, qu’est-ce que ça représente pour les femmes ?

Isabelle Tilmant* : Pour les femmes aujourd’hui il est clair qu’avoir un désir d’enfant vient toujours toucher le désir de donner un sens à sa propre vie et le désir affectif d’aimé et se sentir aimé. Alors pour les femmes qui décident de donner la vie aujourd’hui, c’est vraiment le fait d’aller dans un lâcher-prise et une confiance, une confiance dans la vie, une confiance qu’elle sera plus heureuse en ayant un enfant, une confiance que la société sera là pour accueillir son enfant et que l’enfant lui-même sera très heureux. C’est positif.

Intéressant, non ?
Choisir de donner la vie aujourd’hui (ou accompagner pour les papas), qu’est-ce que ça représente pour vous ?

* Et voilà un article de Magic Maman qui parle de cette étude  »pourquoi les français font-ils des enfants » de 2009. Et oui, d’autres chiffres !!! De rien, de rien… Pour rebondir sur l’article, on a beau être marié, on n’a pas du tout le sentiment de vouloir des enfants par « devoir » !!!

** Isabelle Tilmant, psychothérapeute et auteur des ouvrages Epanouie avec ou sans enfant, publié aux éditions Anne-Carrière en 2008 et Ces femmes qui n’ont pas d’enfant, paru chez De Boeck en 2010.

Conférence et livre du docteur Reynes – « Nouveaux parents, nouveaux enfants »

Le contexte dans ce billet : Drôle de mamans et papas (association)

Je vous livre « en résumé » mes notes (ce sera donc avec des raccourcis et schématiques). Et sans faire de pub, lisez le livre. Je l’ai dévoré pendant ma semaine de vacances en août. Disons que je lisais en me disant « oui, ça me parle, c’est logique mais ça fait du bien de lire des choses comme ça. C’est rassurant et positif ».

MES NOTES

Pour lui, la façon dont on pense un évènement influence sa réalisation.

Et ça évolue dans le temps*.
 
Ex : accouchement

1.       risque létal pour la mère à peur
2.       risque pour l’enfant à découverte échographie, surveillance du bébé
3.       accouchement = douleur à préparation accouchement sans douleur (préparation active) + péridurale
4.       Nouvelle façon de penser l’accouchement et la naissance :
    a.       Qu’est-ce que je peux faire pour aider mon enfant lors de cette étape fondamentale de la vie ?
    b.       Rôle du père : aider et participer à la rencontre (évolution : refusé dans la salle d’accouchement, toléré, accepté, qui aide avec le brumisateur… nouvelle étape pour lui car il est le meilleur accompagnateur pour la femme et l’enfant puisqu’il les aime / complémentaire de l’obstétricien qui a les connaissances techniques)

Nouveaux textes de 2005** :

-          entretien prénatal précoce = parler de la rencontre, pas de technique
-          projet naissance = temps pris par le couple pour discuter de leurs souhaits au-delà de l’aspect technique***
  
On est en train de passer d’une préparation à l’accouchement à une préparation à l’accouchement, à la naissance et à la parentalité.
 
On se prépare à la parentalité via les 3 trimestres de la grossesse qui est un enseignement théorique mais aussi pratique. Aujourd’hui on ne le sait pas assez et on perçoit souvent la grossesse comme un temps à passer sans percevoir les enseignements et les travaux pratiques qui nous permettent d’arriver prêts.
 
Si on prend les 3 trimestres (« en gros », dans la réalité ce n’est pas aussi marqué, c’est schématique et ça dépend des femmes) : 
 
1° trimestre, diagnostic de grossesse : c’est un choc qui contient deux choses :
-          de l’enthousiasme (plus ou moins selon le désir, la durée…)
-          un peu moins d’enthousiasme, des inquiétudes, des questions : c’est quoi être père ? c’est quoi être mère ? Je connais la vie avant mais je ne connais pas « l’après ».
C’est un peu vrai et faux dans le sens où on a déjà une première version de ce que c’est à travers nos familles.
Souvent on aurait tendance à prendre nos souffrances et agir à l’inverse de nos parents. Or ce n’est pas toujours ce qui est le plus juste pour l’enfant.
  
Se questionner et revenir en arrière est normal. Il nous conseille de laisser remonter les rêveries du passé (cf. le livre Je rêve d’un enfant). En plus la grossesse facilite cette remontée de souvenirs enfouis. On peut soit attendre que ça passe soit aider à conscientiser l’enfant que nous étions.
Y’a une autre partie à rajouter à ces souvenirs : la maturité de l’adulte que nous sommes. L’aigreur disparaît, on a la capacité à faire quelque chose de plus juste en tenant compte de notre passé.

Le 1° trimestre nous apprend à être plus justes.

  2° trimestre : modifications :

-          des besoins
o        de l’alimentation = modification profonde de la digestion. Si on ne les écoute pas, si on ne modifie pas ses habitudes, ça ne marche plus…
Enlever ses habitudes = s’adapter dans l’instant à ce dont j’ai besoin
o        du repos / des rythmes / du sommeil = sommeil en journée, réveil la nuit… C’est normal, c’est un TP à vivre avec ce nouveau rythme : apprendre la présence à soi dans l’instant

–> Apprentissage de l’équilibre des besoins ; prendre soin de soin et de son équilibre ; être tendre avec soi pour s’occuper de nous et de l’autre ; être plus tranquille…

-          des envies : aller vers ses envies
Envie = ce qui rend chaleureux, ce qui nous réjouit par le plaisir avec ce qui nous entoure.
S’épanouir, se réjouir…
On différenciera nos besoins grâce à l’amour mais sans se dévouer à nos dépens.
L’enfant n’a jamais demandé à ce que ce soit un moment difficile.
Plaisir = « nourriture psychique »

Au 2° trimestre, en apprenant à équilibrer ses besoins et aller vers ses envies, on sera à même d’offrir à notre enfant yeux d’amour, mots d’amour et caresses.
 
Il a dit à un moment « on ne peut pas lui dire « il faut » mais créer l’envie »… ;-)**** Il parlait de créer l’envie de découvrir le monde et d’apprendre (une fois que le bébé est né, of course !).
Ex : si dès qu’on rentre de l’extérieur on fait la gueule, comment il peut avoir envie de voir ce qu’il y a derrière la porte si ça rend tendu et triste ? 

 
3° trimestre : voir notion du projet naissance
 Qu’est-ce que vous voulez / souhaitez ? Quelles envies dans le respect des obligations médicales ?
= construction du projet naissance avec le meilleur de nous-mêmes = création d’un souvenir inoubliable
 
Qu’est-ce qu’on veut mettre de nous ? Le meilleur ? On ne pourra pas mettre la perfection mais ce qu’on a pu, le meilleur de soi-même. Et si ça ne se passe pas comme prévu, il n’y aura pas d’aigreur mais de la tendresse (voire de l’humour, ça sera un souvenir amusant et pittoresque, pas de la douleur)
Au 3° trimestre, créer des souvenir inoubliables / envie partagée = structure familiale ***** 

Je ne sais pas si lire ces quelques notes vous auront enchanté autant que moi pendant la conférence. C’est sûr que c’est moins vivant ! Le livre permet d’aller plus loin, notamment dans les étapes de l’accouchement. Le docteur Reynes n’a parlé que des étapes de la grossesse dans la conférence.

J’ai notamment aimé le fait de se préparer AU MIEUX (cf. la conclusion de la conférence). C’est déjà un peu mon point de vue pour la péridurale (c’est une belle évolution technique, mais qui ne devrait être offerte qu’à celles qui l’ont « mérité » par leur préparation… mais j’y reviendrai sûrement).

Au moins on ne regrette rien, on ne culpabilise pas, on ne peux que profiter et apprécier tendrement

Parents et futurs parents, vous avez déjà entendu parler de ces étapes de la grossesse ? de l’accouchement ?

* déjà l’intro m’a plu… – même si je suis adepte du lâcher-prise je suis partisane de la préparation active… Complexité…

** je n’en sais pas plus même si j’ai déjà lu ces mots

*** ça me fait penser à la préparation d’une cérémonie, au-delà de l’aspect matériel d’un mariage…

**** Non ce n’est pas que pour cette phrase que j’ai apprécié la conf’ !

***** Idem, j’ai retrouve la notion de projet commun que l’on a aussi à travers la préparation au mariage (dans le sens marriage pas wedding)

Drôle de mamans et papas (association)

Il y a 5 mois j’étais au salon Primevère *. Jusqu’au dernier moment je n’étais pas sûre d’y aller, ça dépendait de mon boulot, de quand le chantier allait commencer… Mais j’ai pu y aller le vendredi**.
Et je suis passée « par hasard » devant le stand de « Drôle de mamans (et papas) » avec l’affiche suivante :

Accéder à la page...

Les mots « désir d’enfant » et « projet de naissance » m’ont intriguée.
 
Car comme je leur ai dit, j’ai voulu lire sur le « désir d’enfant ». Je n’ai pas trop cherché sur le net, plutôt version livre. Et dès que le sujet est abordé, on parle soit de l’explication scientifique / biologique du cycle féminin (que j’ai révisé via la contraception « régulation des naissances » et qui n’est rien d’autre que des cours de bio) soit de l’infertilité. Et aborder le désir d’enfant via une notion d’échec ne me plaît pas.

Moi je voulais juste parler de cet avant grossesse, juste pour tâter le terrain, quelles questions me poser ou ne faut-il justement pas se poser des questions… tout ça… Avoir un peu d’explication sur ce désir…
Peut-être une recherche de sens

Et là ils proposaient des infos sur « l’avant-conception » (qui, sans connaissance mais de façon « intuitive » est pour moi aussi importante que la conception et la suite).
 
Finalement je n’ai pas trop eu d’info là dessus mais j’ai découvert une approche qui a résonné en moi car elle allie les deux côtés que j’essaie de faire côtoyer : le côté technique, scientifique, physique et le côté psychique, de l’expérience.
 
Finalement je suis revenue le lendemain pour la conférence du Docteur Hugues Reynes : Devenir parents : bonheur ou galère ?
Surtout que les papas et mamans du stand étaient vraiment accueillants !

Et j’ai acheté le bouquin, Nouveaux parents, nouveaux enfants.

Dans le billet de demain, je vous copie-collerai ce que j’avais écrit à des copines alors que je n’avais pas encore lu le livre.

A bientôt !

* Only Lyyyyoonnnn…

** Si si, le contexte est important… la bonne information au bon moment… Le hasard ? Saisir des opportunités ? Car j’aurais du ne pas pouvoir y aller le vendredi, donc je n’aurais pas vu la conférence du samedi matin et si j’y étais le samedi matin, ça n’aurais pas été aussi tôt ! CQFD, il fallait que j’y sois…

*** et comme y’a sûrement des gens intelligents qui y ont pensé avant moi…