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Prendre rendez-vous pour une consultation

Je procrastine.
Je procrastine souvent .
Je procrastine parce que je le veux bien ?
Je procrastine même sur des sujets importants.
J’ai procrastiné pour la prise de rendez-vous concernant la conception.

Flash back : on essaie depuis « longtemps* » de concevoir un bébé mais il ne vient pas.
J’essaie de m’en accomoder à l’aide d’un semblant de méthode Coué « si ce n’est pas cette fois-ci, ça sera pour la prochaine ». Sauf que la prochaine… toujours rien…
Daddy-to-Be étant un peu plus rationnel que moi, il souhaite savoir si l’un de nous a un souci. J’en avais parlé ici et ici.

Fin 2011 il m’avait donné une dead-line à début 2012 pour aller consulter un spécialiste de la fertilité, voire faire des tests. Mais après avoir dit oui j’ai changé d’avis et je lui ai dit que je préférais aller voir quelqu’un d’autre avant ce genre de spécialiste. Il m’a donné son accord mais je n’ai jamais pris rendez-vous.

Du coup, fin juin 2012, quand il en a reparlé, je me suis reposée des questions sur le sujet.

1. Je me suis donnée quelques jours pour réfléchir sur la consultation fertilité.
J’en ai parlé à quelques personnes qui ont été de bons conseils. Notamment avec la question « si lui en a besoin, qu’est-ce que ça peut faire d’y aller ? ».

2. Je me suis imposée une prise de rendez-vous rapide chez une sage-femme thérapeute. (Voir billet ultérieur sur cette consultation)

Conclusion : ok pour aller consulter un médecin sur le sujet de la fertilité.
J’ai fait une sorte de pour / contre :
Pour : ça rassurerait Daddy-to-Be de mettre du rationnel derrière notre objectif / ça détendrait DtB / ça soulagerait DtB / ça ferait plaisir à DtB / ça redonnerait un coup au moral de DtB…
Contre : je n’y crois pas / des résultats ne m’obligent pas à y croire

Bon, du coup je ne suis plus contre aller consulter, mais avant on ira voir la sage-femme thérapeute !

A suivre !

Si vous avez consulté, à propos de votre fertilité, au bout de combien temps d’essai avez-vous pris rendez-vous ?

* Disons plus que la moyenne, mais ça ne fait pas 10 ans !

« Blocages » pour la conception d’un bébé

Comme je l’ai déjà dit, je ne me suis pas spécialement renseigné sur le sujet, par choix*. J’avais déjà expliqué ici pourquoi on ne s’était pas jeté dans les bras d’un médecin après 6 mois d’essai.

Ce billet n’a pas pour but de remplacer des études sérieuses sur le sujet, juste de mettre sur le papier, l’écran, ce que j’en pense…
Pour moi, simple citoyenne qui n’a fait aucune étude médicale, il existe 4 principales raisons à la non-conception d’un bébé :

1. Un empêchement physique de stérilité (ex : ablation des trompes, malformation utérine…)
Là je ne suis pas assez calée pour savoir si la stérilité peut être soignée. Je sais juste que certains couples se sont tournés vers l’adoption car on leur avait annoncé une stérilité et qu’ultérieurement ils ont eu des enfants. Je ne les connais pas suffisamment pour savoir si on leur avait dit qu’il y avait 2-3% de chances ou 0%…
Et puis de toute façon, même auféminin nous dit : il n’est plus rare de voir un couple présumé stérile finir par avoir un enfant**

2. Une mauvaise hygiène de vie
Cigarette, excès d’alcool, absence de fruits et légumes dans l’alimentation, stress, fatigue, prise de drogue… ne favorisent pas la conception. Et Dame Nature peut même y mettre du sien nous dit MagicMaman : Infusion de sauge, consommation d’ail, d’asperges, de fenouil et de ginseng stimuleraient les organes reproducteurs. Quant à votre homme, apprenez-lui que la pomme, avec sa vitamine C, est le turbo des spermatozoïdes.

3. Des blocages psycho-biologiques
J’en parle dans ce billet.

4. Pas le bon moment
Aussi bizarre que cela puisse paraître, je suis assez d’accord avec cet article de Magicmaman  »Vouloir un bébé : pour faire un enfant, il faut être trois ! » : il y faut la rencontre de trois désirs, désirs conscients ou inconscients. Celui de la mère, celui du père, et celui de l’enfant de naître dans cette famille-là, à ce moment-là.

Du coup, 4 actions possibles :
1. Côté médical, des soins, des opérations, des aides…
2. Agir au quotidien, se faire aider si besoin (pour arrêter de fumer par exemple, avec une diététicienne si on n’y connaît rien en équilibre alimentaire…)
3. Se faire aider
4. Là on atteint nos limites. Et si tout ça nous dépassait. Et si on était limité par la réalité des statistiques ? Et si parfois ça ne marche pas mais on ne sait pas pourquoi ? Parce que ce n’est pas « le bon moment »…

C’est sûrement trop simpliste par rapport à une réalité beaucoup plus complexe, mais ça me permet d’y voir plus clair, maintenant que je veux bien me pencher sur le sujet.
D’autres idées ?

Si vous avez un bouquin*** à me conseiller sur le sujet, je suis ouverte !

* Ben oui, bizarrement, je préfère lire des articles sur le portage plutôt que sur les problèmes de fertilité…

** Ah ben voilà, en cherchant des propos pour argumenter ce billet, je trouve des choses qui me parlent sur ce sujet là !

*** qui ne commence pas par « la stérilité : « , ça va me bloquer

Ankyloglossie

C’est N. qui m’a parlé de ce choix auquel on pouvait être confronté en tant que parent : couper la membrane sous la langue ou pas…

Tout d’abord, un peu de vocabulaire ; Wikipedia nous apprend que :

L’ankyloglossie est une malformation du frein lingual, trop court ou trop rigide, qui entraîne un déficit de mobilité de la langue. Souvent congénitale, elle peut empêcher le nouveau-né de téter normalement. À un âge plus avancé, elle entraîne des difficultés à manger et à parler.
Son traitement est essentiellement chirurgical: frénotomie (incision du frein) ou frénectomie (ablation du frein).

Premier enfant de N. :
le frein de langue trop court l’empêchait de tirer la langue. La conclusion d’une consultation de stomatologie pédiatrique était de ne rien faire car il existe des complications possibles comme le cheveu sur la langue. Que si les complications empiraient, ça « vaudrait le coup » de prendre le risque et il serait toujours temps de faire une anestésie locale après 3 mois.

Deuxième enfant de N. :
le pédiatrice décide de couper la membrane trop épaisse sous la langue avec un ciseau stérile. Juste une goutte de sang… Et il paraît que le lait a des effets cicatrisants.

Encore une fois, comme avec S., j’ai l’impression que la maman est emportée par ce qui lui arrive et qu’elle « regrette » après coup de ne pas avoir pris certaines décisions.

Je ne cherche en aucun cas à prouver que le corps médical n’est pas efficace ou que les parents doivent s’y substituer, loin de là.
Mais dans ce cas, j’ai eu l’impression que si on lui avait laissé le choix, forte de son expérience avec la stomatologie pédiatrique, N. aurait décidé de laisser la bouche de sa princesse en l’état. Le pédiatre a pris une autre décision…

Manque de dialogue ? d’explications* ?

Je fais le lien avec une conversation avec ma mère qui me disait de contacter un professionnel et de lui laisser un message sur son fixe et son portable. Je lui indiquais que je ferai l’un ou l’autre mais elle insistait… (moi aussi) jusqu’à ce qu’elle me dise que c’était lui qui lui avait dit qu’il valait mieux tenter sa chance 2 fois.

Là j’ai compris que j’avais besoin de comprendre pour faire. Que si on me donnait juste l’ordre d’exécuter, j’avais du mal. Que si on m’expliquait un minimum les bonnes raisons, j’étais encline à faire les choses avec plaisir… 

Et vous, vous avez besoin de comprendre pour faire ? Un avis sur l’ankyloglossie** ?

Autre réflexion : sans N. je n’aurais jamais entendu parler de l’ankyloglossie, je n’aurais pas lu tout ça… « Faut-il » tout savoir pour être mère ? Finalement on n’est jamais prête…
Nota : avoir un smartphone permettra peut-être d’interroger la divinité Google avant une prise de décision sur un point inconnu…

PS : Un article canadien sur l’impact sur l’allaitement d’Elizabeth Coryllos

* Peut-être que le cas du 2° enfant était différent du 1° et qu’il suffisait de l’expliquer à N. histoire d’éviter des regrets, des questionnements…

** Encore un nouveau mot !

Accouchement N.

 Dans la continuité de l’accouchement de S., le 2° accouchement de N.

- fissure de la poche des eaux = écoulement du liquide amiotique. A priori ils laissent 48h avant de déclencher l’accouchement (à vérifier – pour l’instant j’ai juste lu qu’il était conseillé de se rendre à la maternité pour éviter la survenue d’une infection).

- peu de temps après son arrivée, ils lui passent un gel pour dilater le col.
–> Je n’ai pas demandé s’ils lui avaient posé la question et suite à la lecture de ce billet sur les techniques de déclenchement et de celui-ci sur les conséquences, je me demande l’intérêt vu qu’elle venait d’arriver !
–> Ses bras et ses mains se sont engourdis
–> Ils lui ont demandé après coup si elle était asthmatique (asthme = contre-indication du gel de prostaglandine). Elle non mais son frère oui…

- a priori c’est allé assez vite puisque moins de 2h après ils l’ont emmené en fauteuil vers la salle d’accouchement.
Elle aurait souhaité une péridurale mais elle ne l’a pas eu car à la maternité ils étaient débordés.
Je crois avoir compris qu’elle était sur le dos donc mal positionnée pour recevoir l’anesthésie.

Une de ses remarques qui m’a, disons, surprise : « je ne comprends pas qu’on puisse choisir d’accouchement sans péridurale« *.
Mais elle a indiqué qu’elle était plus en forme que la première fois avec péridurale où elle a eu des vertiges pendant 2 jours, où elle ne tenait pas sur ses jambes et où elle ne pouvait pas prendre de bain.

- rôle du pédiatre : poids, taille, vitalité, réflexe de la marche…
Il a également couper la membrane sous la langue (billet à suivre demain sur l’ankyloglossie).

Pour conclure, j’ai eu l’impression que si un jour elle a un 3° enfant, la péridurale ne sera pas une question mais une évidence. Je trouve ça dommage car de mon avis peu éclairé de nullipare, je me dis que la péridurale « devrait être » la dernière option envisagée si les autres techniques ne fonctionnent pas. Ou du moins je l’espère…

Et vous ?

* Surprise car elle doit bien savoir que chaque naissance est différente, que certaines trouvent des moyens d’atténuer la douleur, de la supporter…

Accouchement S.

Au-delà des lectures, ce blog est aussi le lieu pour consigner les retours d’expérience de mes copains / copines / connaissances. Mes copines n’appliquant pas les consignes de la brigade des nurses, je peux donc vous relayer deux trois trucs…

 Aujourd’hui : l’accouchement de S., la mangeuse de fruits.

« Alors, cet accouchement ? » n’est pas une question que je pose. Quand je lui ai rendu visite à la maternité, je me suis mise dans une attitude d’écoute. Pas question de sortir ma « liste de questions » genre « écoliers japonais »*.

Surtout que je suis arrivée à un moment de « relâchement » de la part de la maman. Retombée de la pression, fin du stress, un peu moins d’émotion…  Peur, solitude, joie intense… un mix de sentiments… Une fois revenue, on a commencé à papoter vu que le petit ange dormait.

Et une fois qu’elle eut commencé, rien ne l’a arrêtée. C’est quelqu’un de cash et elle a été fidèle à elle-même dans son récit, depuis leur visite chez le gynéco quelques jours avant la naissance jusqu’au post-accouchement. Sans dévoiler sa vie, quelques points qui m’ont marquée :

- lors de sa visite de contrôle chez le gynéco, il a constaté que son col était un peu ouvert. Du coup il a préféré l’envoyer vers les salles de travail pour un autre regard sur son cas. Et là le médecin qui l’a examiné lui a « fait mal ».
Quand elle a rappellé pour avoir les résultats d’analyse, sa conversation avec une infirmière/sage-femme (?) lui a appris :
* le 2° gars avait dû tenter de lui faire un décollement des membranes. Lisez le lien sur êtreenceinte ou aly-abbara (partie gestion du travail dans un article complet sur le toucher vaginal) pour savoir en quoi ça consiste… (les autres liens que j’ai trouvé sont des expériences de mamans via des forums)
* le 1° gars partait en vacances donc aurait bien aimé « l’accoucher », normal…
* qu’elle pouvait rester 15 jours avec le col un peu ouvert, que c’était « normal »**

L’hallu ! J’étais un peu outrée même si je n’ai pas exprimé à voix haute que j’étais choquée par cet irrespect. La nouvelle maman s’en chargeait bien toute seule. Je pense qu’en parler devait l’aider à faire passer la pilule…
–> on ne l’a pas prévenue de la tentative de décollement des membranes
–> c’était avant le 14 juillet alors qu’il était prévu autour du 20 je crois. Donc aucune nécessité de « provoquer » l’accouchement !!!

 

- l’autre point, positif cette fois est l’attitude du personnel médical. Elle avait indiqué qu’elle ne souhaitait pas une péridurale à tout prix. Et ils ne l’ont pas du tout poussé à en avoir une. En lui indiquant les progrès accomplis et factuellement ce qu’il restait à faire, elle seule prenait la décision de continuer ou pas sans péridurale.

Finalement elle a choisi la péridurale au bout d’un moment, mais elle a eu le choix.

- Enfin, j’ai appris que le papa pouvait rester pour 28€ par nuit. Gîte et couvert = chaise longue et petit déjeuner. Mouais…

A bientôt pour d’autres accouchements !

* Lisez pour comprendre les jours euh… 5 à 7 de ce blog de voyage Les baroudeurs en lacets

** Ce « normal » n’est pas ironique comme peut l’être celui de la ligne précédente.

Terre de Vie

 J’ai découvert l’existence du site Terre de Vie par Petit Poison qui a relayé l’info depuis chez Floh

« Ce site a pour vocation d’être un espace d’informations, d’échanges et de partages autour du domaine de la périnatalité ; tous les questionnements et réflexions autour du désir d’enfant, autour de l’enfantement, de la naissance, du « devenir-parent », de l’enfant y ont leur place. »

Quand on cherche « Terre de Vie » sur Google on y lit : Naissance… Enfants… Périnatalité… Femmes… Mères… Parentalité… Partages… Informations… Echanges… Plénitude… Liberté… Psychothérapie…

Si on lit la présentation de Florence  Nadué-Stuppa, on découvre que sa pratique s’inscrit dans le cadre des « psychothérapies intégratives rattachées au courant de la psychologie humaniste ». Même si je serais bien incapable de vous expliquer en quoi ça consiste*, ce qu’elle écrit dans le reste de la présentation me paraît être du « bon sens ».

En gros je dirai qu’elle propose un accompagnement aux futures parents et aux parents. Et moi ça me paraît intéressant dans le sens où une grossesse est une étape** de la Vie. Certains vont très bien s’en sortir seuls, d’autres peuvent rencontrer des obstacles. Et accepter de se faire aider, de se faire expliquer des choses parfois inconscientes, d’être accompagné, peut améliorer le bien-être général… La grossesse et la post-grossesse peuvent « bien » se passer, ce genre de personnes permettent que ça se passe « mieux ». Perso je trouve le concept « logique » et intéressant.

Les médecins proposent un suivi médical mais la cause de certains troubles échappent à la médecine « classique ». Si on a mal à la main, beaucoup vont nous donner un anti douleur. Son travail consisterait à trouver l’aiguille qui est plantée dans la main, histoire d’être débarrassé de la cause de la douleur…  Florence, si je dis des conneries, n’hésite(z) pas à rectifier ! [car j'écris tout ça "de mon propre gré"]
Pour moi son travail est complémentaire de celui des médecins et des sage-femmes.

Bref, n’habitant pas Toulouse, je ne pense pas que je la rencontrerai un jour. Mais je n’hésiterai pas à transmettre son existence à des copines toulousaines !

PS : J’attends avec impatience les dossiers à venir !

terre-de-vie.jpg

* Comprenez par là je ne capte pas un mot sur deux ;-)

** Pas dans le sens « étape obligatoire » dans le sens « quand ça arrive ça ne passe pas inaperçu »

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